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Ca y est, ils l'ont fait ! Fort de leur nombre, les petits chinois ont envahi le monde, et plus particulièrement les Etats-Unis. Comme dans les films du genre, on mentionne brièvement que l'Europe a subi le même sort et cela en reste là.
Ecrit en 1941, on ressent bien les tensions géopolitiques de l'époque et le parallélisme avec l'invasion allemande et/ou japonaise peut facilement se faire.
Une poignée de soldats - américains bien sûr - se retrouvent dans un énorme laboratoire top secret que même les chinois ne savent pas qu'il existe ! Une poignée car suite à une expérience du professeur Ledbetter, tous sont morts, sauf six d'entre eux. A eux seuls, ils vont organiser la résistance contre les Panasiates et boutter dehors l'occupant. Rien que ça ! Comment ? Grâce à cette fameuse expérience qui ouvre les portes à une nouvelle ère scientifique et technologique. Grâce à l'effet Ledbetter, nos braves soldats ont dans leurs mains une technologie capable de tuer n'importe qui, manipuler la matière comme bon leur semble - créer de l'or par exemple - se protéger de n'importe quelle arme. Bref, la technologie ultime !
On peut parler sans crainte de "grosbillisme" lorsqu'on lit ce roman. Cette technologie, que l'auteur tente de nous expliquer brièvement et vulgairement par l'entremise d'un scientifique rescapé, est la solution à tous les problèmes. On peut la règler de telle sorte que seule les humains d'origine chinoise soient tués mais pas les occidentaux. Comme c'est pratique ! On peut aussi transformer le plomb en or afin de corrompre les petits soldats chinois, et on peut aussi ériger des temples d'un coup de baguette magique. Une fois cette idée acceptée - et ces raccourcis scénaristiques - le lecteur suit la mise en place de la résistance. De ce côté-là de la narration, rien à redire. L'auteur mène la danse à un rythme éffréné et on ne s'embête pas une seconde. L'idée d'utiliser la religion pour combattre l'oppresseur est très intéressante mais je n'en dirai pas plus car il s'agit, à mon sens, d'un petit coup de génie.
Si vous acceptez le manque de réalisme criant - même s'il s'agit d'un roman de science-fiction, on aime à se laisser convaincre par l'auteur lorsqu'il nous explique les technologies utilisées de son univers - le roman se révèle être un excellent divertissement.
Fiche de Sixième Colonne de Robert A. Heinlein

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