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On ne présente plus le génialisme auteur à qui l'on doit, entre autre, des héros tels que Elric et Hawkmoon. Mais à côté de ces romans devenus de grands classiques de la littérature fantasy, on trouve quelques textes, de moindre envergure, et donc peut-être moins connus. Et pour cause, disons-le franchement, dans le cas du Chaland d'Or, la qualité n'atteint pas la cheville de ses autres chefs-d'oeuvre.
On pourrait expliquer cela parce que le Chaland d'Or est antérieur à Elric et consort, Moorcock se faisant en quelque sorte la main, tissant les fils de ses futures oeuvres. En effet, on suit les aventures du jeune Jephraïm Tallow. Laid, seul, il aperçoit un beau jour, voguant sur le fleuve qui baigne sa ville natale, un magnifique bateau doré. A sa vue, Tallow décide de le poursuivre car il est persuadé que ce bateau détient la vérité. Son destin est scellé. Au cours de sa poursuite voué dès le début à l'échec, il connaitra l'amour, la prison, la torture, la rébellion, la mort. Tout cela, au final, pour atteindre une mer que personne n'a jamais vue. Tout ça, pour ça...
Allégorie sur la recherche de soi-même, le texte est somme toute relativement pauvre. On suit le héros, pratiquement téléguidé par son auteur, qui rencontre des personnages hauts en couleur et décalé. Mais la trame est très simpliste et le suspense quasi nul. Néanmoins, Moorcock arrive à insuffler dans ses personnages une contenance, prémisse d'un Elric ou d'un Hawkmoon. De plus, la mise en scène et les descriptions sont dignes d'un Moorcock : magnifique.
Pitoyable quant à la narration et l'histoire, le fan de Moorcock trouvera malgré tout son compte dans cette aventure. Pour le néophyte, je ne puis que vous conseiller de passer votre chemin. Si vous voulez lire du Moorcock, lisez Elric ou Hawkmoon.
Fiche de Le Chaland d'Or de Michael Moorcock

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