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Un mercenaire,
Turner, engagé pour exfiltré un chercheur renommé de la Maas Neotek, société spécialisée dans les biopuces. Marly,
engagé pour un pont d’or par Herr Virtek, un richissime personnage enfermé dans
une cuve à « bacta », afin de retrouver l’auteur d’une série d’œuvres
d’art. Un « Wilson », newbie de la cyber-console, qui se fait engagé
par des prêtres vaudous haïtiens pour retrouver un brise-glace super puissant
dans la Conurb.
Tous les destins
de ces personnages sont liés. Mais par qui ? Pourquoi ?
Deuxième volet de
la trilogie du Neuromancien, Comte Zéro nous raconte les pérégrinations de
trois nouveaux personnages. Aucun lien direct n’est fait au précédent volume de
la trilogie mais il est de bon aloi de l’avoir lu avant afin d’avoir déjà un aperçu
sur l’univers cyberpunk de Gibson.
Univers dirigé
par quelques puissantes méga corporations qui ne reculent devant aucun
obstacle. Tout en bas de l’échelle, la Conurb rassemble une faune hétéroclite,
refourgeurs de matos en tout genre, petits dealers, gros maquereaux et agités
de la console. Bref, une zone de combat autogérée dans laquelle la police ne
met plus les pieds depuis longtemps. Parallèlement, le cyberespace, sorte
d’Internet futuriste, recèle de trésors et de pièges et seul quelques pirates,
pianoteur de génie, survivent dans ce monde virtuel.
Le monde inventé
par Gibson est très pessimiste, glauque et violent. Anticipation de notre
société moderne où les grandes entreprises fusionnent entre-elles et absorbent
les plus petites. Les moins chanceux parqués dans des ghettos, les plus riches
dans des quartiers sous haute surveillance. La technologie prend une place de
plus en plus marquée dans le quotidien qu’elle en devient même un autre monde
avec ses propres règles et lois.
Pour nous décrire
ce monde, Gibson n’hésite pas à utiliser de nombreux néologismes. Et il n’a pas
son pareil pour décrire en quelques mots une situation, un lieu, tamponné par
la noirceur de son style. Les personnages sont mal traités, tentant de survivre
dans ce monde hostile, manipulés, chassés, traqués, tout ça pour une poignée de
dollars ou de nouveaux yens. Peut-être perturbant pour certains mais, le lien
qui unit les personnages ne sera dévoilé que très tard. Patience donc.
On retrouve avec
joie - ou avec réluctance – le style gibsonien, quoique plus facile d’accès que
dans le tome précédent (peut-être dû à la traduction ?). Quoiqu’il en
soit, j’en ai bien apprécié la lecture.
Fiche de Comte Zéro de William Gibson
Fiche de Mona Lisa s'éclate de William Gibson
Fiche du Neuromancien de William Gibson

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