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Acrobate et
contorsionniste, Maxime Algeiba se produit dans un petit cabaret de Paris,
jusqu’au jour où il se fait remarquer par un chercheur de talents. Max se voit
dès lors proposer une carrière dans le très renommé Hadès Palace. Ni une, ni
deux, l’acrobate saisit la chance de sa vie. Arrivé sur place, il se rend très
vite compte que de ce palace émane une aura particulière. Serait-ce dû à son
propriétaire ? Au public de milliardaires qui se presse dans les salles ?
Ou bien est-ce tout simplement son imagination qui le travaille par
l’intermédiaire de cette petite voix ?
Hadès Palace est
le sixième ouvrage qui fait partie d’un cycle romanesque, Le Rêve du Démiurge.
L’avantage, comme le présente l’auteur, est que chacun des livres peut se lire
indépendamment des autres, avec des personnages récurrents. En effet, j’ai lu
Hadès Palace sans n’avoir lu aucun des autres tomes et je n’ai jamais eu le
sentiment de manquer d’information à propos de l’un ou l’autre personnage.
Ceci pour dire
que la trame est très bien montée. Le lecteur, au travers du héros, découvre
peu à peu l’univers du Palace. L’auteur distille son suspense goutte à goutte
jusqu’au climax final, dans une ambiance où le stress et l’angoisse montent
crescendo. Les pages se lisent avidement afin de savoir ce qu’il se trame au
final dans ce palace. On découvre en même temps que Maxime les personnages qui
dirigent ce lieu magique, on visite en sa compagnie les différentes pièces, les
différents étages, les différents cercles. Je pourrais reprocher une certaine
linéarité dans le déroulement du scénario mais certains rebondissements et
quelques bonnes idées viennent dynamiser le tout de sorte qu’on se laisse
emporter par la magie.
Maxime Algeiba
est un personnage intéressant, construit sur la base du héro rebelle. En effet,
il est animé par deux tempéraments sous-jacents : Dame Vipère et Max le
Spleen. Ces deux caractères se parlent entre eux et créent de ce fait une
personnalité attachante et complexe. Le côté rebelle du personnage l’incitera à
ne pas se laisser faire par le propriétaire des lieux. Mais chhht, je ne vous
en dirai pas plus.
Le style est
fluide et précis, sans grands effet. On est certes loin de la richesse de
vocabulaire d’un Pierre Pelot, mais cela n’empêche aucunement le lecteur de passer
un très bon moment dans cet univers magique et gothique, pleins de rêves... et
de cauchemars.
Fiche de Hadès Palace de Francis Berthelot

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