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Une fois n’est
pas coutume, le quatrième de couverture présente bien la trame de l’histoire,
sans en dévoiler ni trop ni trop peu. Je ne me plierai donc pas à l’exercice de
réécrire un résumé et je passerai directement au vif du sujet.
D’emblée, j’ai
été captivé par l’histoire. Inutile d’opposer de résistance, celle-ci sera
futile. Les intrigues politiques qui sous-tendent le livre sont habilement
menées. L’ambiance et les descriptions sont très bien rendues, en peu de mots,
prouvant la maîtrise de la langue par les deux auteurs. Les personnages sont
bien campés et cohérents dans leurs actions. L’opposition entre d’un côté Démeter,
civilisation périclitant à cause des siècles de guerres et de corruption, et de
l’autre la Canopée, la Nature dans toute sa sauvagerie, permet d’avoir un
univers extrêmement riche. Les mystérieuses créatures de la Canopée en sont une
des illustrations. Les scènes d’actions et de batailles sont épiques : on
s’y croirait et on ne peut rester insensible aux drames qui se jouent sous nos
yeux.
Mais le plus
intéressant est la façon dont les auteurs échappent au piège du genre Fantasy,
évitant la plupart des clichés mais tout en gardant le thème classique de la
quête. Les rebondissements sont inattendus et lorsqu’on croit deviner ce qui va
arriver à un personnage dans les prochaines phrases, force nous est de
constater qu’on est loin d’avoir ne fusse qu’effleurer son destin. Les auteurs
n’ont pas eu peur de prendre des risques et ceux-ci payent, donnant au tout un
vent de fraicheur et de bonnes surprises.
Une histoire de
Fantasy, avec un parfum de Grèce antique, riche en rebondissements, servie par
une langue riche en vocabulaire. Un rare moment de pur bonheur de lecture.
Fiche de Le Double Corps du Roi de Thomas Day & Ugo Bellagamba

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