L’humanité est sur le point de s’effondrer.
Craignant une nouvelle guerre nucléaire, les gratte-ciels sont délaissés au
profit des Abris anti-atomique, véritable labyrinthe souterrain où la majeure
partie de la population s’entasse.
Or, on vient de découvrir une nouvelle
planète relativement semblable à la terre. Quatre scientifiques sont envoyés
sur Lithia afin de remettre un rapport sur les possibilités qu’offrent ce
nouvel Eden. Et effectivement, il pourrait bien s’agir d’un paradis. La faune
et la flore vivent en parfaite harmonie. Une espèce, des reptiles bipèdes de
trois mètres de haut, douée d’intelligence et technologiquement avancée, vivent
dans la paix et ne semble pas connaître les mots tels que « guerre »
ou « meurtre ».
Le père Ruiz-Sanchez, jésuite et
biologiste, voit en cette société parfaite la signature du Malin. A la fois
séduisante pour les hommes, mais également dangereuse pour l’humanité où la
zizanie serait si facilement semée.
Ceci clôture la première partie du roman où
l’auteur nous décrit un monde à grands renforts de démonstrations scientifiques
où l’on frise la hard science. L’univers de cette planète en tant que telle
n’est pas aussi génial ou exceptionnelle que l’auteur voudrait nous le faire
croire. Peut-être est-ce dû au fait, qu’à notre époque, on a déjà eu l’occasion
de voir un large panel de ces mondes exotiques.
Dans la deuxième partie du livre, nous
suivons l’évolution et l ‘éducation d’un Lithien, reçu par le père jésuite
en guise de cadeau, sur la Terre. Coupé de son monde, évoluant dans une société
ultra violente, le reptile se cherche une identité au grand dam des
Gouvernements. Je n’en dirai pas plus afin de ne pas gâcher le suspense.
Par ce deuxième acte, l’auteur nous montre
l’importance de l’éducation. Mais bien au-delà de ça, il dénonce notre société
humaine de plus en plus matérialiste, où l’image de Dieu et son rôle à de moins
en moins de valeur. Dès lors, à quel Saint se vouer lorsque tout va mal ?
Ce que le quatrième de couverture qualifie
d’aridité d’écriture doit être le manque de sensibilité dont l’auteur fait
preuve. Les personnages se posent de nombreuses questions mais semblent être
des spectateurs insensibles aux drames qui se jouent devant eux.
L’approche reste très intellectuelle et le
lecteur avide d’action et de suspense risque fort d’être déçu. Attention donc.
Méditation philosophique et théologique,
James Blish nous fait part de ses réflexions et de sa vision de notre monde au
travers d’un roman de SF.
Fiche de Un Cas de Conscience de James Blish

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