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Chronique - Le Clan des Otori (Lian Hearn) |
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Ecrit par Emmanuel Donnet
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23-04-2007 |
J'ai été proprement subjugué à la lecture de cette épopée nippone. Je suis fasciné par la culture japonaise, actuelle et médiévale, ce qui me donne une inclinaison à apprécier les histoires de samourais, ronins, ninjas et kamis. Ici, des samouraïs, il y en a. Des ronins aussi. Des ninjas aussi. Pourtant, ils ne portent pas ces étiquettes galvaudées. Pas de kamis, par contre, mais bien un air de surnaturel, des superstitions, une prophécie, des dons exceptionnels. Le récit est celui de Takeo, jeune prodige au passé obscur et au destin extraordinaire. Autour de lui, de nombreux protagonistes attachants et bien vivants, qui tissent une trame complexe de relations familiales et politiques. Parmi eux, la belle Kaede ressort du lot – y compris dans la narration elle-même – par sa beauté, son amour pour Takeo, son destin proprement tragique. De nombreux ingrédients classiques, mais assemblés en un ensemble épique, cohérent et très documenté, regard respectueux d'une « occidentale » passionnée sur la culture nippone.
Dans certains pays, le récit a été édité dans des collections de littérature pour enfants. Qu'on ne s'y trompe pas : ces trois tomes ne sont pas une mièvrerie pour gosse. On y aborde de nombreux sujets de près ou de loin : vie et mort, amour et haine, pitié et cruauté, courage et lâcheté... C'est à ce titre qu'ils peuvent être instructifs.
S'il faut faire un reproche à cette sage, je dirais que dans l'ensemble, on pourra reprocher quelques déséquilibres : longueurs et accélérations frustrantes. Mais à quoi bon chercher la petite bête quand on prend tellement de plaisir à lire ce récit malgré sa taille imposante (1186 pages quand même) ?

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Dernière mise à jour : ( 19-10-2007 )
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