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Ecrit par Emmanuel Donnet
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16-04-2007 |
Vivre de son œuvre. Tel est le souhait de nombre d'artistes. Les écrivains ne font pas exception, loin s'en faut. La législation sur les droits d'auteur pose les bases de ce rêve : il assure théoriquement à l'auteur un salaire différé pour son travail. Petite incursion très personnelle dans le domaine, idéaliste et trop peu documenté, dont la vocation est d'avoir l'avis de nos lecteurs.
En Belgique, - Le droit d’auteur naît dès la création de l’œuvre. Il ne nécessite aucune formalité, aucun dépôt préalable.
- La nouveauté n’est pas une exigence, mais l’œuvre doit avoir un caractère original portant l’empreinte de son créateur.
- L’œuvre doit être mise en forme, une simple idée ne peut être protégée par le droit d’auteur.
- La durée de protection du droit d’auteur est de 70 ans après le décès de l’auteur. Elle ne s’éteint pas en cas de non-usage.
- Le titulaire des droits d’auteur est investi du pouvoir d’autoriser, ce qui assure le respect de sa personnalité créatrice et l’intégrité de son œuvre.
C’est un salaire différé, c’est-à-dire que l’auteur n’est pas rémunéré à la création de son œuvre (lisez : à la création de son travail), mais lors de la diffusion publique des fruits de celui-ci. [Source : Sabam.be] L'auteur profite - à juste titre - de ces droits, car ils permettent d'assurer un revenu pour son travail de création. Dans ce modèle : - L'auteur n'est pas rémunéré au moment où il travaille - quand il en aurait peut-être le plus besoin.
- Il est rémunéré en fonction du succès de son oeuvre - qui n'est pas forcément synonyme de qualité, avec toutes les pincettes à prendre quand on aborde ce genre de notion.
- Certains y voient un frein à l'évolution de la création, ce qui a été créé ne pouvant en règle générale être officiellement réutilisé comme base à d'autres création.
Dans une société idéale, le fonctionnement pourrait être le suivant : - Les pouvoirs publics subsidient/rémunèrent la création. C'est déjà partiellement le cas. Est-ce possible ? Est-ce une solution ?
- La création appelle la création - et pas l'inverse.
- L'honnêteté intellectuelle (et artistique) est une vertu partagée par tous, chacun reconnaissant l'apport de l'autre dans son travail/oeuvre. Le plagiat est donc une notion obsolète.
Et vous, lecteurs, qui êtes probablement mieux informés que moi, comment voyez-vous la question des droits d'auteur ? Que pensez-vous du mouvement "copyleft" ? Quelle solution pour une juste rémunération de la création ? Comment éviter les déséquilibres entre "best seller" et "flop commercial" ? La beauté et la qualité d'une œuvre sont-elles quantifiables (c'est en tout cas l'avis des critiques artistiques) ? Beaucoup de questions qui méritent réflexion et discussion, même et surtout parce qu'il n'existe pas de réponse unique. [ Emmanuel Donnet] |
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Dernière mise à jour : ( 02-12-2008 )
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