|
A la lecture de
ce livre, on ne peut s’empêcher de penser au film Chérie, j’ai rétréci les gosses
avec Rick Moranis.
Et pourtant, c’est l’inverse qui devrait se produire car, en effet, l’ouvrage
date de 1956 et le film de 1989…
Un homme est
atteint d’un mal bizarre : il rétrécit au fur et à mesure que les jours
passent, sans que personne ne puisse rien y faire. Il se retrouve finalement
enfermé dans la cave, où se nourrir et se loger deviennent des épreuves
herculéennes. En effet, outre les dimensions colossales qu’on prit les meubles
et les ustensiles, il doit aussi faire face aux autochtones équipés de huit
pattes et bien mieux outillés que lui pour grimper des parois verticales.
Le scénario est
décomposé en trois phases. Dans un premier temps, l’auteur raconte l’histoire
du héros lorsqu’il est déjà rapetissé. Ensuite, la deuxième partie est un
flashback racontant le début du phénomène : ses déboires avec sa femme et
sa fille ainsi que les interactions avec les médecins. Une partie plus orientée
vers les relations humaines et le rejet de la différence. La dernière partie
raconte la fin et ce qu’il advient du héros.
Le récit n’a pas
vieilli. Je dirais même plus que lorsque je l’ai lu, je ne savais qu’il datait
de 1956. C’est donc avec surprise que j’ai appris la date de création.
L’auteur oriente
plus sa création vers l’aspect humain de ce mal que l’aspect scientifique. La
solitude, l’instinct puissant de survie de l’homme qui se refuse à se laisser
aller et à mourir, sont les thèmes abordés dans cet œuvre, le côté
science-fiction ne servant finalement que de décor.
Pas beaucoup de
dialogues ce qui accentue le rythme relativement lent, quelque peu répétitif
sur la longueur, font finalement de ce livre un ouvrage à lire lorsqu’on n’a
plus rien d’autres sur sa pile.
Fiche de L'homme qui rétrécit de Richard Matheson

|