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Chronique de la Compagnie des fées de Garry Kilworth |
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Ecrit par Didier Rikelynck
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15-03-2007 |
- Oyez, oyez, mes braves elfes, lâcha Obéron, j’ai dû prendre une terrible décision.
Le roi laissa planer un lourd silence. Parmi la foule des fées, un murmure circula, semblable à un bruissement de feuilles.
- Notre belle forêt de Sherwood est menacée par les humains et leur pollution. C’est pourquoi, mes chers sujets, nous devons quitter notre Grand Chêne dès ce soir.
L’assemblée s’indigna avec véhémence.
- Allons, grâce à notre mécanicien Sid et son car, nous traverserons l’Angleterre afin de rejoindre la Nouvelle Forêt. Ainsi, notre magie sera renforcée et nous pourrons à nouveau vivre paisiblement pendant les siècles à venir.
C’est ainsi que les héros de Songe d’une nuit d’été de Shakespeare se mettent en route, cahin-caha, à travers la campagne anglo-saxonne. Faisant plus confiance aux odeurs, à leurs instincts et aux rayons lunaires plutôt qu’à une carte routière, voilà nos trublions partis à l’aventure, ne se refusant aucun détour. Créatures facétieuses et espiègles, porteuses de magie ancestrale, leurs passages dans le monde moderne des humains ne passera pas inaperçu. De nombreux héros d’époques révolues se réveilleront de leurs longs sommeils à cause de cette perturbation magique, dont la méchante fée Morgana…
Pétillante rencontre de fantasy doucereuse avec notre monde moderne. Clash de deux races : l’imaginaire et le réel. Le récit, sous la forme d’un road-movie, nous invite à découvrir l’Angleterre profonde, ses campagnes et surtout ses sites mythiques. Durant le voyage, nous ferons la connaissance de créatures mythologiques d’origines celtes principalement : des chasseurs, des géants, des fantômes. Et tout ce petit monde va côtoyer les flegmatiques anglais, chamboulant leurs vies paisibles.
Sous un message écologique sous-jacent, l’auteur nous offre une visite guidée de l’Angleterre. Les elfes apportent une pointe de folie et des situations cocasses qui font sourire, les mœurs féériques ne facilitant en rien leur cohabitation temporaire avec les humains.
Le roman est divisé en vingt-quatre parties, rythmé par les cycles de floraisons de certaines fleurs. C’est bucolique à souhait. La lecture est très agréable. Le travail de recherche de l’auteur a été bien mené et on en profite pour s’instruire sur quelques légendes d’outre-manche. Malgré tout, la chute est quelque peu plombée tant on devine ce qui va advenir des personnages. Mais ne boudons pas notre plaisir.
Un roman qui n’est certes pas un pilier de la littérature science-fictionesque mais qui offre néanmoins une bonne bouffée d’air pagne de la campure. Je me suis bien amusé, l’auteur aussi, et cela m’a bien délassé. A lire sur un lit gazonneux à l’ombre d’un grand hêtre, et faire un petit somme ensuite en espérant que Puck ne nous fasse pas une mauvaise blague dont il en a le secret millénaire.

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Dernière mise à jour : ( 19-10-2007 )
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Nos Productions |
| Ecrit par Didier Rikelynck | |
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