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Chronique de Enemy - David Gerrold & Barry Longyear |
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Ecrit par Didier Rikelynck
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13-03-2007 |
Catapulté dès la première page dans le cockpit d’un chasseur stellaire humain au prise avec des vaisseaux de combats dracs, nous voilà tout de suite plongé au cœur de l’action, sans détour. Le doux effluve d’ozone des tirs de laser et l’odeur de métal surchauffé émanent des pages au fur et à mesure que celles-ci s’effeuillent. Après cette scène d’ouverture à la Starwars, l’histoire va rapidement mettre en contact l’humain, Davidge, et un drac, tout deux rescapés sur une planète sauvage. De leur entraide dépendra leur survie. Ils devront donc apprendre à communiquer et à se faire confiance l’un l’autre afin d’affronter les dangers de cette planète inhospitalière. Le début d’une grande amitié ?
L’auteur nous raconte l’histoire de deux êtres que tout séparent : langage, culture, physique. Quelques raccourcis vite empruntés mais, d’un autre côté, le livre aurait certainement perdu de son charme si, pendant une centaine de pages, on avait eu droit à une leçon Grevisse d’apprentissage approfondie de la langue drac et humaine. De même que pour les questions morales et religieuses, l’auteur ne fait que les survoler afin de ne pas alourdir inutilement le récit. Pour la fluidité de l’action, c’est très bien ainsi.
Malgré tout, au beau milieu du livre, l’auteur n’hésite pas à utiliser la « technique » du deus ex-machina. Alors que le héros est en très mauvaise posture, il se retrouve par miracle, à la ligne d’après, ailleurs. Je vous laisse le loisir de découvrir de quoi il s’agit mais j’ai lu le passage à deux fois pour être sûr que je n’avais pas loupé quelque chose, et que les numéros de pages se suivaient bien. Un peu facile alors que, en tant qu’écrivain amateur, les méthodologies nous mettent en garde contre l’utilisation de ce genre de procéder. Si, dès lors qu’un roman récompensé par le prix Novella Hugo se le permet, pourquoi pas moi…
Mais ne boudons pas notre plaisir. Je voulais de la science-fiction avec bataille spatiale, planète exotique, créature xéno-terrestre, et j’ai été servi. Une novella où on ne s’embête pas un instant, avec de l’action et quelques rebondissements divertissant. Ce n’est certes pas super-méga-giga original dans son histoire mais c’est agréable à lire et pas prise de tête. Certains passages sont même emprunt de messages d’espoir et de tolérance, et où l’honneur est mis en avant. Séquences émotions à la clef.
Un petit moment de libre pour s’évader ? Lisez cette novella ! Gavey ?

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Dernière mise à jour : ( 19-10-2007 )
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