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Chronique de Les plus qu'humains - Theodore Sturgeon |
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Ecrit par Didier Rikelynck
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09-02-2007 |
Les critiques sont soit positives, soit entre-deux. Pourquoi ? Tentative de réponse.
Le début du livre se concentre sur la présentation des quelques personnages principaux. Il s’agit d’un homme s’étant réfugié dans la forêt, de deux petites jumelles de couleur, d’une gamine un peu plus âgée, un petit garçon et d’un bébé. Qu’ont tous ces personnages en commun ? Ils sont différents des autres adultes ou enfants. Ils possèdent des pouvoirs spéciaux tels la télékinésie, la téléportation ou télépathie. Ils sont de ce fait exclus de la société. Les aléas de la vie les rassemblent et ils décident de vivre ensemble. Ils découvrent alors que tous ensemble, ils sont les bras, les jambes, le cœur et le cerveau d’un être supérieur, une évolution de la race humaine, des plus qu’humains. Voici en quelques mots résumé l’histoire.
Pourquoi on adore ? L’auteur brosse un magnifique portait de chacun des personnages, détaillant très finement les psychologies de chacun d’eux ainsi que les mécanismes qui les lient. Les plus âgés s’interrogent sur eux-mêmes, sur leurs devenirs, sur ce qu’ils sont.
Pourquoi on aime moins ? Il n’y a aucune action présente dans le livre. Ce n’est qu’une succession d’interrogations auxquelles l’auteur répond. Il n’y a pas vraiment de scénario outre l’aspect de la question sur leur développement en tant qu’entité unique composée de plusieurs humains. Les personnages ont des pouvoirs que les super-héros jalouseraient mais ils ne sont ici qu’un prétexte pour les différencier des autres humains. Ne vous attendez pas à de terribles séquences d’action époustouflantes.
Mon avis ? Je ne suis pas friand de dialogues psychologiques et les personnages se posent des questions de haut-vol. La vie me réserve déjà assez de questionnements personnels. Je suis plutôt adapte d’un peu d’action et de rebondissements. Donc, effectivement, on ne peut pas proclamer que ce livre soit mauvais, loin de là, mais il s’adressera plus à des personnes sensibles à la psychologie. Il serait même intéressant d’avoir l’avis d’un psychologue (suivez mon regard ;). La fin reste malgré tout intéressante et boucle la boucle de façon élégante.
L’auteur décompose son œuvre en trois grands chapitres qui représentent des périodes d’apprentissage des personnages. Au sein des chapitres, il utilise à la fois la première et la troisième personne suivant le personnage (il y a certainement un sens sous-jacent à cela). Ne cachons pas que le rythme est quasi nul et que les rebondissements ne sont pas légions.
Une belle réflexion sur l’humanité, la tolérance, le racisme sur fond de science-fiction. Intéressant mais pas incontournable pour moi.

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Dernière mise à jour : ( 19-10-2007 )
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