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On n'a pas encore parlé de lui. Lui, c'est Terry Pratchett, l'auteur prolixe anglais de fantasy (dans l'ordre que vous voulez). Réparons donc cette injustice criante sur le champ.
Nous parlerons donc de Sourcellerie, le cinquième tome de sa série incontournable : les Annales du Disque-Monde.
Le cycle
Les Annales du Disque-Monde est un cycle parodiant la fantasy avec (si, c'est possible) de la subtilité propre à un humour anglais bien décalé. Tout s'y passe sur un monde en forme de disque - d'où le titre, porté à travers l'espace par la tortue cosmique A'Tuin, où vivent toutes sortes de gens et créatures tels qu'on les imagine dans un univers de fantasy classique : magiciens, barbares, voleurs, princesses, guerrières, dragons... Quoi de neuf, alors ? Justement, c'est du Pratchett. Tout est décalé, aussi bien dans les caractéristiques des personnages que dans la narration : un mage incapable de lancer un sort, un coffre à mille pattes en poirier savant, un barbare formé par correspondance, La Mort qui engage des stagiaires... Donc beaucoup d'humour et d'auto-dérision. Autre avantage : chaque tome est indépendant (à l'exception des 2 premiers, pour l'instant), bien que l'on retrouve des personnages récurrents entre eux.
Ce tome : l'histoire en une phrase
Par une conjoncture des plus improbables - et c'est là propre à l'univers de Pratchett, naît sur le disque-monde un sourcelier, qui est, en termes de puissance thaumaturgique, au mage standard ce que l'éléphant est au moustique ; conclusion : c'est le bordel.
Mon avis
Il est moins drôle et plus épique que les tomes lus précédemment. On y parle d'Apocalypse. On y découvre le Klatch, pays des mille et une nuits. On y retrouve Rincevent, le mage le plus incapable des mages que le disque ait porté. De l'aventure plein les yeux, mais surtout quelques réflexions (légères, je vous l'accorde) sur le pouvoir et l'autorité, l'équilibre des puissances mondiales, la fin du monde, le destin, la mort... C'est donc un titre étonnant dans la série. Il décevra sans doute les amateurs d'humour à tout crin tandis qu'il énervera ceux qui recherchent des pensées philosophiques (mais bon, a priori, ce n'est pas une lecture de cet ordre là).
Mon conseil
Je le conseillerais donc seulement aux amateurs de la série. Pour les curieux qui veulent la découvrir, deux possibilités :
- lire les deux premiers tomes, qui se suivent et plantent le décor en profondeur.
- lire Mortimer, le quatrième tome de la série, où l'on suit Mortimer qui fait son stage chez La Mort.

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